Le virus du voyage [attention : risque de contamination élevé]

Comme à chaque fois que je pars en voyage, je me délecte de cette attente, juste avant d’entrer dans l’avion. Sans aucun doute, je suis gravement atteinte par le virus du voyage.

On parle souvent du « virus du voyage » comme s’il s’agissait d’une maladie bizarre réservée aux inadaptés ou au mieux aux rêveurs. Je ne parle pas de ceux qui aiment ça simplement, je parle des voyageurs qui ressentent le besoin viscérale de bouger, qui presque pour le maintien de leur bonne santé mentale doivent partir!

Sans le vouloir il est parfois agaçant le voyageur, avec tout ce qu’il sait, tout ce qu’il a vu. Bien qu’il soit tout à fait respectable de préférer rêver de voyage dans l’unique objectif de ne rien faire, les pieds dans l’eau chaude et la mine ensoleillée, on ne peut être qu’admiratif devant ceux qui vont au bout de leurs rêves.

Lorsqu’un de ces passionnés est contraint à l’inertie, il s’éteint à petit feu et ne survit qu’à l’idée d’un nouveau départ vers…loin. Coincé à la maison pour souvent renflouer son porte monnaie avant de reprendre la route, l’aventurier pleure presque devant une mappemonde, il est là mais son esprit est déjà ailleurs. Il se résigne à travailler le cœur lourd, mais se ressaisit sachant que chaque centime gagné sera investi dans son prochain voyage.

Quand enfin il peut à nouveau s’envoler, c’est toute son âme et son cœur qui s’élève. Le grand rêveur est déjà en plein émoi sur la route de l’aéroport, il insistera dans quelques minutes à l’enregistrement pour réserver un siège côté hublot, afin de ne pas manquer une seule seconde d’émerveillement.
Puis le voilà dans l’avion les yeux rivés sur sa position actuelle dans le ciel au dessus des nuages, en regardant frénétiquement le petit écran face à son siège. Il garde son passeport près du cœur et à hâte d’y apposer un énième tampon, qui complétera une collection déjà bien entamée. Et même si la petite escale ne compte pas comme étant un pays visité, elle sera fortement appréciée pour collecter quelques pièces de monnaie locale supplémentaire.

Le grand voyageur aime tous les aéroports, c’est le symbole de sa liberté. ils représentent le passage, le lien entre une vie et une autre, la porte d’entrée vers soi, ce soi que l’on ne peut rencontrer que loin de chez soi.

Enfin l’heure de l’atterrissage s’annonce, tous les passagers ont l’air de s’en moquer éperdument ce qu’il ne comprend absolument pas. Lui, il est déjà dans un état euphorique malgré la fatigue du trajet. Une fois à destination, l’aventurier ouvre son cœur, hume l’air, foule le sol d’un pas sur, il a l’esprit conquérant et le sourire aux lèvres.

Ça y est, il peut commencer à vivre ! Le vrai voyage est une véritable renaissance, un éveil après un long sommeil, l’opportunité d’être à 100% dans le moment présent et d’en tirer tous les bénéfices, pour enfin se sentir pleinement vivant.

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